L'inde et sa folie que personne ne saurait expliquer.

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Ces gens tous craqués de la tête qui te font halluciner à chaque minutes: mais qu'est ce qu'il fait? mais qu'est ce qu'il fait? Du rire en barre à chaque instants. Mais la réaction est tout aussi réciproque. Me voir traîner là toute seule, le moindre geste les fait crever de rire aussi.

Aussi ce matin, je prends mon chai, comme d'hab'. Le mec de derrière moi me tape à l'épaule, me tend le journal. Je m'excuse parce que je sais pas lire l'hindi. NON! mais c'est quoi ton signe?? ouai et tout ça dans un langage avec les mains. Poisson. Il me lit mon horoscope. Je ne saurais pas si c'est une bonne journée ou pas (pas si mal au final). Et il y a le mec qui prépare le chai à coté. Il gueule, il gueule sans s'arrêter. Il gueule sur le garçon qui livre le chai, il gueule sur tout ce qui se trouve sur son passage. 

Ah ouai, je me rappelle aussi hier. On a fait une pause chai sur le bord de la route entre Diu et Jamnagar. Pleins de bus garés et ce mec assis par terre derrière son bus en plein soleil, dans la poussière à déguster son chai.

Le mec qui m'a vendu un samsa a du vernis à ongle sur les doigts parce que c'est joli et que y a pas de raisons qu'il y ai que les femmes qui aient droit à avoir des jolis ongles. Sauf que son vernis a lui est tout craqué de partout. 

Je suis la seule touriste dans la rue déserte. Une voix s'écrie un truc du genre "Y a une blanche!", 10 tête qui sortent de boutiques de fenêtres ou d'où est ce que tu veux pour entendre des rires. Une moto qui passe, 3 mecs dessus, sans même ralentir ils t'aboient tous en coeur des "HELLO! GOOD NAME! WHICH COUNTRY?", la même chose du gosse qui passe en vélo, un rickshaw qui transporte 3 écolières qui se précipitent sur le bord et d'un petit cri strident et qui se voudrait hollywoodien "HELLOOOOOOOOOOO".

Mais l'Inde c'est aussi la balançoire entre les extrêmes. Il faut se cogner 10 connards pour avoir son moment indien qui rend ce pays magique.

Parmi ces petites trucs pénibles:                                                                                                Je reviens encore sur le trafic et les Klaxons. Bien sûre c'est une cause asiatique mais...                        Ici c'est un truc qui chaque jours me donne des envies de massacre.                                                    Le Klaxon qui remplace le code de la route. Le trafic infernal.                                                           Gourav, qui revient d'un voyage de 2 semaines en Europe et qui a pu constater de la logique du respect du code de la route, essai en vain de m'expliquer la logique indienne qui consiste à casser cette règle coûte que coûte jusqu'à foutre des claques à l'agent de la circulation en passant à moto.

 La palme revient aussi au rickshaw drivers, ces conducteurs de taxi à 3 roues faites pour 2 à 10 passagers. A Chenai où le conteur est constamment débranché, on essai de charger 300 ruppies pour une course qui en vaut 50 et avec qui il est impossible de négocier. Ces trous de balles préfèrent ne pas avoir de client que d'appliquer le tarif normal. Je n'énumère pas toutes les engueulades que j'ai pu avoir avec eux. Et puis leur anglais approximatif mélangé à leur incapacité à avouer qu'il ne savent pas ou qu'ils ne comprennent pas, ça donne la situation suivante: tu donne une adresse avec un repère géographique comme "près du parc". Eux qui dodeline de la tête comme toujours,et n'entendent que ce qu'ils veulent bien entendre. "Près du parc" ils ne vont retenir que là où ils savent aller et te trimbalent au parc. Et pour t'engueuler après parce que c'est pas là où tu voulais aller. Et avec en prime tout le quartier qui s'ameute pour se mêler à la conversation et t'embrouiller encore plus. (vous pouvez lire une expérience similaire sur le blog de Mauricio: des brésilien autour du monde)

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Aussi, il y a ces adolescents ou ces jeunes hommes. Leurs regards soutenus qui signifient les pires obscénités, qui pouffent de rire dans ton dos comme de petites adolescentes avec leur petits commentaires que toi même t'as pigé. 

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