Dès le début je sais que B est fou. Je lui ai quand même demandé si lui, en tant que photographe, il avait pas des plans de boulot à New York pour moi. Direct il m'appelle "Book your ticket you will love it! I planed to move in too- crazy bee est basé à Portland west coast-. I'm not sure to find you a job but for sure you stay with me." " B, c'est sûr tu sera là?" "NO, but don't worry, what are you affraid of?"
J'ai direct cliqué sur la case acheter votre billet. "T'as peur de quoi?", c'est la phrase qui a changé ma vie. Désormais ce sera "Just go with the flow baby", au petit bonheur la chance, foncer tête baissée.

Me voilà à JFK New York City looking for crazy bee.
Lui, il m'a dit que s'il était là, il venait me chercher à l'aéroport. Eh bien il n'est pas là...MERDE. Je suis CONNE, je suis CONNE , JE SUIS CONNE. qu'est ce qu'il me prend de banquer avec des putains de drogués???? Je me liquéfie. Je n'arrive pas à l'appeler, la panique.Si, finalement, je reçois un texto: rendez vous à Brooklyn.
J'ai passé cinq jours avec B, on n'a fait que boire. Lui n'a même pas vu le soleil.
Raide défoncé comme un vieux tacot dans la brousse le B.
Désillusion totale sur B. B n'est pas riche du tout. B est un clochard qui squatte et qui m'entraîne dans ses galères de squat en même temps. C 'est un choix qu'il a fait.
Une nuit, entre trois lignes et des litres de margarita, B me parle d'un projet de films docus qu'il aimerait mener sur la danse. J'ai la tête fracasse B on en reparlera plus tard tu veux bien?
Au bout des cinq jours, B dit partir, mais a prévu de revenir dans quinze jours. Comme on squatte chez une nana en voyage, je ne peux pas rester toute seule dans l'appart. Crazy B a promis qu'il s'occupait de moi, crazy B part à midi au Santa Fe, le bar de nos nuits éthyliques, pour m'arranger le coup. A minuit je le retrouve toujours là bas. Ce con a passé la journée à se foutre des races et m'a complètement oubliée. Il se souvient en me voyant pourquoi il est là. Improvise Basil. Il se tourne vers ses voisins. "Hey! How far is your place? is it big? is there a place for my Homeless French Friend?". Au final c'est le barman qui me file ses clé: je peux y rester autant que je veux.
B a disparu. Plus de nouvelles. Seulement quelques mois plus tard, un message de Ryiad, et quelques mois après pour que je l'héberge à Paris.